Le tourment fugitif
Son reflet est indélébile et éphémère...
Elle me tira vers sa chevelure vermeille,
Afin de me jeter ces paroles à l’oreille:
« Mon ardente soif de toi brûle mon désert. »
« Mais mes larmes s'enflamment en te voyant souffrir,
Je n’admets ton brusque départ, mourons ensemble! »
« La cécité de l’amour… Regarde, tu tremble
Comme cette triste feuille flottant sans mire. »
La maladie rongea son corps, vida son âme.
Je sentais mon cœur tel tranché par une lame!
Dès lors, c’est moi que je voyais être rongé.
La feuille oubliée resta figée, délabrée.
Quant à moi, je me perds au regret de l’amour…
C’est mon ultime mot… je mets fin à mes jours…
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Je vous aime, j'étouffe, je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop;
Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s'agite, et le nom sonne!