Les Scribes de l'Ere contemporaine

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 Sans Issue

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Seigneur Du Sang Sombre
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MessageSujet: Sans Issue   Ven 14 Sep - 23:03

SANS ISSUE


Je marche sans but. J’en ai marre, marre de tout. J’ai juste envie de marcher.
Il pleut. Je ne sais pas pourquoi ce détail me marque. Je sens les fines gouttes d’eau tomber sur ma tête et glisser le long de mon visage. Je me calme un peu.
Je me remémore les événements qui viennent de s’écouler. La grimace qu’elle a faite quand j’ai commencé a lui serrer le cou, sa façon de me supplier, de me demander grâce, alors que son faciès se déforme sous la douleur. Je me rappel très bien le message que ses yeux m’envoyaient. Un étrange message, mêlant peur et incompréhension. « pourquoi ? disaient-ils. Pourquoi me fais tu ça, maintenant ? Qu’ai-je fais ? ». Pourquoi. Cette question que tout le monde se pose et dont personne n’a la réponse. Moi-même je ne pouvais m’expliquer les raisons qui m’ont poussées à faire ce que j’ai fais. Je ne me suis pas posé de questions en la faisant mourir. J’en avais juste envie, c’est tout. Oui, j’éprouvais une irrésistible envie de lui ôter la vie, de sentir son rythme cardiaque diminuer, puis cesser totalement.
Cependant, mon désir s’est heurté à une résistance inattendue. Au moment où je pensais qu’elle allait rendre l’âme, cette jeune femme s’est soudainement débattue avec une violence que je ne soupçonnais pas. J’ai été contraint de relâcher ma prise, et la demoiselle en a profité pour fuir. Mais il est difficile de s’échapper d’une ruelle sans issue. Je l’ai donc rattrapée assez facilement au bout du cul-de-sac. Toutefois, bien que prise au piège, l’enfant ne semblait pas vouloir se résigner. Après trois tentative de strangulations infructueuse, je finis par me résigner. Je n’arriverais a rien a mains nues. J’ai alors observé les alentours. La ruelle était sombre et froide, le sol couvert d’immondices. Dans un tas d’ordures, j’ai repéré ce qui me semblait être un morceau de tuyauterie. Je m’en suis saisi et ai approché a nouveau la jeune femme. Dès le moment où elle a vu ce que je tenais à la main, son attitude a instantanément changée. Je pouvais aisément lire la peur dans ses yeux. Mon désir n’en était que plus intense.
J’approchais, lentement, savourant chaque instant de ce moment mémorable. Je me sentais comme un chasseur devant sa proie. Cette proie qui sent que sa fin est proche et que la seule issue est la mort. Mais je n’allais pas lui donner si facilement. Je me suis avancé encore un peu, puis, sans signe avant coureur, je l’ai frappée violement au visage avec mon arme improvisée. Elle est tombée a terre. Je la regardais. Elle était allongée face contre terre, un filet de sang dégoulinant sur son menton. Je l’ai retournée d’un coup de pied a l’estomac. La pauvre enfant allait payer sa tentative d’évasion. Je lui ai assené une demi-douzaine de coups de pied au visage, au ventre et aux cotes, avant de passer aux coups de barre métallique. Dès le deuxième coup j’ai sentis ses os se briser, ses tendons se déchirer et ses articulation se déboîter. Je ne saurais décrire l’était d’extase intense que je ressentais. C’est tellement jouissif de sentir que l’ont tient la vie de quelqu’un entre ses mains, que moi seul pouvais décider de son salut ou de sa mort. Malheureusement pour elle, j’avais choisis la deuxième option.
J’ai arrêté de la frapper pour serrer à nouveau son coup frêle. A nouveau son visage s’est déformé, mais cette fois, ses yeux n’exprimaient rien d’autre que de la peur, la peur de mourir. En quelques secondes, j’ai sentis ses battements de cœur décélérer, puis cesser. Elle était morte.
Je suis resté quelques minutes à coté de son corps inerte, savourant les derniers instants de ce moment unique. La mort de quelqu'un est un événement tellement intense que je ne voulais pas en perdre une miette.
Après quelques instants de contemplation de cette scène morbide, j’ai décidé de partir. Je me suis mis à marcher, sans but. C’est à ce moment-là qu’il s’est mis à pleuvoir. Et que je me suis mis à repenser à ce que j’avais fait.
Je pense que la prochaine fois, je prolongerai l'agonie, de façon à sentir plus intensément les derniers instants de vie de ma victime, percevoir chaque changement dans son attitude face à sa dernière heure. De cette façon, le moment venu, j’affronterai ma propre mort en connaissance de cause…
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Galadrien
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MessageSujet: Re: Sans Issue   Sam 15 Sep - 3:19

Sombre et véritablement ignoble dans la description... Quelle récit abominable!
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Dédé
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MessageSujet: Re: Sans Issue   Sam 13 Oct - 0:39

Histoire horrible, par contre la description est très réaliste, je pense, des sentiments que peut ressentir un assassin.
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MessageSujet: Re: Sans Issue   

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